Polémique sur les « nègres » de Jean-Paul Guerlain : affaire close ?
Le Cran et la maison Guerlain auraient trouvé un accord
Le Conseil représentatif des associations noires (Cran) a eu « un dialogue très productif » avec la maison Guerlain si l’on en croit les déclarations de son président, Patrick Lozès. Ce dernier affirme que la « menace de boycott » de Guerlain n’est plus à l’ordre du jour « après la réunion fructueuse de mardi » avec la direction du parfumeur à Paris et les engagements pris. Lesquels ?
Selon la porte-parole du « collectif anti-négrophobie », Isabelle Boni-Claverie, la direction de Guerlain s’est « oralement » engagée à « ne plus faire appel à Jean-Paul Guerlain », le descendant du parfumeur qui avait tenu des propos racistes sur France 2 en octobre dernier.
La société LVMH et sa filiale Guerlain, ont aussi promis de "présenter leur politique en matière de diversité au sein du groupe, et se sont engagés dans des actions concrètes de mécénat contre le racisme en France, sur des actions décidées par LVMH ou sur des propositions d’actions qu’on pourrait leur faire", a souligné Mme Boni-Claverie. Une autre réunion est prévue le 15 décembre prochain, pour valider par écrit ses engagements pris par la maison de luxe.
Depuis cette polémique, un groupe de protestation s’est constitué sur Facebook, et a manifesté plusieurs fois devant le magasin Guerlain sur les Champs Elysées. Le Cran avait également brandi la menace d’un boycott international si le Groupe LVMH ne faisait pas « un geste » envers la communauté noire. Deux militants américains des droits civiques ont d’ailleurs assisté aux dernières discussions entre les associations noires et les dirigeants de Guerlain.
Invité le 15 octobre dernier au JT de France 2 présenté par Elise Lucet, Jean-Paul Guerlain, 73 ans, avait répondu à la journaliste, sur les conditions de création de son parfum Samsara en déclarant « Pour une fois, je me suis mis à travailler comme un nègre. Je ne sais pas si les nègres ont toujours tellement travaillé, mais enfin… ». Jean-Paul Guerlain avait ensuite présenté ses excuses, et la groupe s’est désolidarisé de ses propos en rappelant dans un communiqué que « Jean-Paul Guerlain n’est plus ni salarié, ni actionnaire de LVMH » depuis plusieurs années.
Enfin, le plus sidérant, toute cette polémique s’est déroulée dans un silence assourdissant des responsables politiques, des élites françaises et…des personnalités « issues de la diversité ». Hormis Audrey Pulvar !
LdS
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