Crash de l’A 310 : les Comoriens entre deuil et colère
Un mois après l’accident de l’Airbus A330 d’Air France qui assurait la liaison Rio-Paris, un autre Airbus 310 s’est abîmé en mer hier, faisant 151 victimes, 2 survivants.
Mais l’A 310 de la compagnie Yemenia, qui se rendait aux Comores depuis Sanaa, présentait des défauts de maintenance. L’avion avait 19 ans et comptait 51 900 heures au compteur. Il avait été inspecté en 2007 par la DGAC (Direction générale de l’aviation civile » qui avait relevé « des écarts majeurs, relevant de la catégorie 3 ». Selon des sources proches du ministre des transports, Dominique Bussereau, « ces écarts étaient suffisamment importants pour qu’on interdise l’exploitation de cet avion ». Sauf que l’interdiction vaut en France mais pas au départ de Saana, au Yémen…
Le vol Paris-Moroni s’est d’abord posé à Marseille, puis à Saana, la capitale du Yémen. Après un changement d’appareil, l’avion avait pour destination finale Moroni. Sur les 151 victimes, on recense 66 ressortissants français. 26 passagers étaient montés à Paris, puis 40 à Marseille, ville qui compte une forte communauté comorienne. De nombreuses familles ont perdu des proches dans ce nouvel accident et dénoncent les conditions de vol scandaleuses (pas de ceinture de sécurité, des toits qui tombent, des toilettes sales...) des avions de la compagnie Yemenia.
Seule bonne nouvelle : une jeune passagère de 14 ans a été retrouvée vivante après le crash.
Par L. D.
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