|
Selon une étude que vient de publier l’Insee sur le travail des immigrés en France, les étrangers sont deux fois plus touchés par le chômage que les non-immigrés. Extraits :
En 2007, 2,4 millions d’immigrés résidant en France métropolitaine se déclaraient en emploi ou au chômage, soit 8,6 % de la population active. Le taux d’emploi des femmes immigrées âgées de 15 à 64 ans est passé de 35 % en 1990 à 47 % en 2007. Le taux de chômage des immigrés est le double de celui des non-immigrés. Les femmes immigrées sont plus touchées que les hommes. Le quart des
immigrés actifs sont diplômés de l’enseignement supérieur. Parmi les ouvriers, les hommes immigrés exercent moins souvent des emplois d’ouvriers qualifiés que les hommes non immigrés ; le quart des femmes immigrées occupent des postes d’employées non qualifiées. Les immigrés, comme le reste de la population, travaillent de moins en moins dans l’industrie et de plus en plus dans les services.
Les Portugais sont les plus actifs Selon le recensement de la population, les immigrés nés au Portugal, hommes comme femmes ont des taux d’activité très élevés, en particulier avant 23 ans et après 57 ans. Ce n’est qu’entre 25 et 35 ans que les femmes immigrées d’origine portugaise sont légèrement moins actives que les non-immigrées (graphique 1) . Les immigrées nées en Espagne, en Afrique sub-saharienne ou au Cambodge, Laos, Vietnam sont en moyenne moins souvent actives. Malgré la diversité de leurs origines géographiques, elles ont des comportements d’activité par âge proches : elles sont nettement moins actives que les non-immigrées vers 18-28 ans ; mais avec l’âge, leur taux d’activité se rapproche progressivement de celui des non-immigrées et atteint des valeurs supérieures à 80 % entre 40 et 50 ans.
Au-delà de 55 ans, elles restent beaucoup plus souvent et longtemps actives. Les immigrées nées dans le Maghreb et en Turquie sont beaucoup moins actives que les non-immigrées : à tout âge, les premières sont au maximum deux tiers à être présentes sur le marché du travail, et rarement plus de la moitié pour les secondes. Les profils d’activité des hommes se différencient peu selon les origines, avec des nuances en début et fin de vie active. Ainsi, les immigrés venus du Portugal, et dans une moindre mesure, ceux venus de Turquie sont plus fréquemment actifs que les non-immigrés avant 23 ans. À l’inverse, les immigrés originaires d’Asie du Sud-Est et d’Afrique sub-saharienne sont peu actifs en début de vie active car ils sont encore étudiants. En revanche, ils demeurent plus fréquemment actifs que les non-immigrés au-delà de 60 ans.
Cliquez sur ce lien pour lire l’intégralité de l’étude insee.
Citez cet article sur votre site
Seuls les utilisateurs enregistrés peuvent laisser un commentaire. SVP, connectez vous ou enregistrez vous.
|