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André Glucksmann dénonce l'obamania excessive des Européens |
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Le 12/11/08 - Alors que l’obamania continue de fait fureur dans le monde entier et que depuis une semaine novembre, de petits Obama pullulent dans les salles d’accouchement (dès le 5 novembre, un petit Barack Jeilal a vu le jour à Phoenix), le philosophe André Glucksmann, lui, s’insurge contre cette « dévotion aveugle » à
l’égard du nouveau président américain. « Nous, Européens, nous avons allègrement gommé toutes les aspérités du candidat. Il soutient la peine de mort que nous sommes si fiers d’abolir. Il n’interdit pas la vente libre des armes qui nous paraissaient jusqu’à hier le signe fatidique de la barbarie américaine et de cette mentalité de cow-boy que nous, gens de qualité et de raffinements multiséculaires, vomissons ». […] « Nos fantasmes couronnent un nouveau président innocent de nos péchés historiques, un leader blanc comme neige. A l’inverse, McCain, héros rescapé des géôles vietnamiennes, faisait tache ; son corps couturé par les blessures du tragique XXème siècle fut d’office ostracisé par la bien-pensante volonté d’oublier ». Ces propos sont rapportés dans le Figaro de ce jour.
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