Mercredi  23 Mai  2012
jo-wilfried-tsonga-250

La « success story » de Jo Wilfried Tsonga

 

Un père d'origine africaine s'illustrant dans un sport collectif, et une descendance ayant choisi le tennis pour faire honneur à sa lignée. Cela ne vous rappelle pas une saga ? Si. Celle de Yannick Noah. L’histoire est folle, elle est pourtant vraie. C’est la saga Jo-Wilfried Tsonga, le n°1 du tennis français.

Jo-Wilfried Tsonga doit aussi beaucoup à son père. Né au Gabon de parents congolais, Didier Tsonga a joué dans l'équipe nationale de handball avant d'être élu meilleur joueur d'Afrique centrale, en 1974. Puis il a quitté son pays pour la Sarthe pour décrocher un doctorat de chimie avant de devenir professeur de sciences physiques. « Mon père m'avait dit : « Je t'envoie là-bas pour faire des études, pas pour jouer au ballon. » C'était un ordre ». Didier se met donc au... tennis. Et transmet le virus à Jo, qui, à partir de 8 ans, intègre le club de Coulaines. Jo-Wilfried progresse rapidement. Jo poursuit au club de l'Université du Maine, puis il a rejoint le club de Coulaines, aux Trois Vallées.

A l'âge de 13 ans il fut admis au Pôle espoir de Poitiers. Il y resta 2 années, pendant lesquelles son classement passa de 15/3 à -15, et devint champion de France des 13-14 ans en 1999. Il enchaîne avec l'Insep puis débute sa carrière professionnelle par quelques coups d'éclats, avant d'être freiné par des blessures. « On n'a jamais perdu confiance, explique Evelyne, sa maman. Quand il ne pouvait pas s'entraîner, il était triste. Chez nous, il y a un grand miroir dans l'entrée. Je me souviens qu'il se regardait, il mimait les gestes avec sa raquette. » Il fait un retour en force en 2004. « Jo » remporte en juin le premier tournoi "Future" de sa carrière à Lazarote (Espagne). Il enchaîne dans la foulée en remportant les "Challengers" de Nottingham (GBR) et celui de Togliatti (RUS). Puis en septembre, à Pékin, premier coût d'éclat. Après être sorti des qualifications et lors de son tout premier match sur le circuit principal Jo élimine Carlos Moya N°4 mondial. Au BNP Paribas Masters Series de Bercy, « Jo » (178ème mondial) se qualifie avec deux jolies performances face à l'Italien Potito Starace et au Belge Malisse. Puis se fut Mario Ancic (N°30) qui fut victime de la puissance de « Jo », son parcours s'arrêta au 2ème tour face à Guillermo Canas.

La saison 2005 s’annonce cauchemardesque pour Jo-Wilfried Tsonga. Cette saison commence dès la fin de décembre 2004 avec une hernie discale qui va stopper « Jo » dans son élan. Fin mars Jo remporte un Challenger au Mexique mais au tournoi suivant une blessure à l'épaule, conséquence de son hernie, l'oblige à s'arrêter quelques semaines. Plus ou moins remis pour Roland Garros, Jo bénéficie d'une Wild Card qui lui permettra de jouer 3 petits sets contre Andy Roddick (N°2) sur le central de Roland Garros. Au tournoi suivant au Challenger de Cordoba rechute suite à une reprise trop rapide! Encore plus de 2 mois d'arrêt pour reprendre au Future de Mulhouse mi-septembre.... et là rebelote! Blessure à l'autre épaule! Sur un total de 10 tournois Jo a du abandonner 4 fois et faire un forfait! Classé 133ème en cours d'année Jo a perdu plus de 200 places au classement ATP à la fin de l'année.

tsonga_150A la sortie de ces blessures, Jo-Wilfried Tsonga fait une percée sur le circuit ATP en 2008 où il atteint la finale de l'Open d'Austalie. Il remporte son premier titre sur le circuit professionnel à l'Open de Thaïlande en septembre 2008, puis le Masters de Paris-Bercy lui donnant accès à la Masters Cup regroupant les huit meilleurs joueurs de la saison. Il fut à la fin de la saison 2008 le 6e meilleur joueur mondial et numéro 1 français de tennis. Malgré ce tour du monde, Jo reste attaché à ses racines africaines su le plan gastronomique. « Mes plats préférés, ce sont les recettes congolaises », indique-t-il. Des plats qu’il aime bien consommer devant un film d'Al Pacino ou de Denzel Washington. Wilfried est-il superstitieux ? « Oui, beaucoup, répond le n°1 français de la petite balle jaune. Mais elles sont personnelles ! Cela m’arrive parfois de jouer toute la semaine avec la même tenue. Je la lave le soir et je la remets le lendemain. J'ai aussi une façon particulière de mettre mon sur-grip. Ce sont plein de petits détails comme ceux-là.» Le tennis n'a pas été le seul sport qu'il a pratiqué puisque, plus jeune, il a également joué au football dans le club de Savigné-l'Évêque (ville de la banlieue du Mans).

Né le 17 avril 1985 Jo-Wilfried est le petit frère de Sarah elle travaille dans la santé publique et le grand frère de Enzo. Ce dernier, avec son 1,94 m à 18 ans, a lui aussi, le virus du sport. « J'ai commencé par le tennis, explique-t-il. Mais on me parlait toujours de « Jo ». Cela a fini par me saouler. » Aujourd'hui, au centre fédéral de basket également à l'Insep à Paris, il pourrait suivre les traces d'un grand frère qu'il considère comme « un second père, un conseiller sportif et c'est aussi mon meilleur pote. »

Eugène Yobouet

 




Soyez le premier à commenter cet article
Flux RSS des commentaires

Commenter
  • Les messages comportant des attaques verbales contre les personnes seront supprimés.
  • Vous pouvez renouveler le code de sécurité en appliquant un rafraîchissement à votre navigateur.
  • Appliquer cette méthode de rafraîchissement si vous avez entré un mauvais code de sécurité.
Nom
E-mail
Site web
Titre
BBCode:Web AddressEmail AddressBold TextItalic TextUnderlined TextQuoteCodeOpen ListList ItemClose List
Commentaire



Code:* Code
Je désire être prévenu par mail des commentaires qui suivront

 
< Précédent   Suivant >