Notre mode à nous…
Sans personal stylist, ni must-have ou it bags, comment je m’habille ?
L’époque où nous courrions culs nus sur la pelouse de la maison de tata Françoise est révolue. Désormais, il faut s’habiller. Attention, contrairement à ce que pensent certains, il ne s’agit pas seulement de mettre un pull et une jupe ainsi qu’une paire de chaussures, il faut être « fashion ». Et ce en toutes circonstances : une réunion de travail, un dîner en ville, une soirée entre amis, un dimanche matin chez le marchand de légumes…
On pourrait bien sûr se rebeller contre de tels diktats, et décréter que les vêtements ne doivent être qu’utilitaires et que l’industrie de la mode est une immense imposture contre laquelle il faut s’élever. Ce n’est pas entièrement faux. Sauf que, n’en déplaise aux fâcheux, il est agréable de s’habiller. Une jolie jupe qui tombe pile en dessous du genou, un pull tout doux, un imprimé satiné, un manteau doudou, le foulard qui change tout…
Nombreuses d’entre nous ont un rapport affectif aux vêtements. De même que le nouveau cartable Lafuma nous a aidés à franchir la grille du collège le premier jour de l’entrée en sixième, certains de nos habits ont une valeur bien plus psychologique et affective que matérielle et populaire. Oublions les must-have, les it-bags, les défilés, et autre carrot pants pour nous pencher sur notre mode à nous, nos gris-gris, nos pièces maîtresses, nos vieilleries…
-La veste à boutons pression Agnès B
Un grand classique des années 80. Nos mères avaient l’original en noir ou en blanc, nous avions les imitations Z et Chevignon. Ces petites vestes en cotonnade, façon jogging avec des boutons nacrés ont accompagné toute notre primaire et tout notre collège. Les couleurs phare, le rose (en tout genre), le vert pelouse et le violet. Lavage après lavage, elle ne bouloche pas, ne se détend pas. A quand le come back ?
Le sac Gérard Darel Ce sac devrait être un cauchemar, c’est en fait un miracle. Tout le monde a le même, on passe des heures à traquer son portable et son gloss, il est souvent couleur caca ou gris souris… Et pourtant ! Le Gérard Darel, le Jack Daniel, le JackDa, Gégé, le Dada est LE cartable de la femme adulte. Cela ne s’explique pas, c’est une évidence.
-Le jean Zara
Déjà, il coûte entre 29, 90 et 49, 90. En soit c’est la plus belle des qualités. Les coupes sont nombreuses et variées, et suivent scrupuleusement les tendances les plus pointues. Le jean Zara est donc un jean fashion. Je vois mardi une photo de Katie Holmes vêtue d’un boy friend jean, le samedi je peux aller m’en munir pour une somme modique. C’est Katie Holmes qui s’est fait racketter, pas vous.
-Le foulard Monoprix
Même la moins fashion des fashionistas sait que les accessoires sont importants. Surtout en période de vaches maigres. En effet, quoi de mieux qu’un joli foulard en soie (simili soie !) vieux rose à 9, 90 pour égayer ce vieux pantalon noir qui entame péniblement sont troisième hiver ? Par ailleurs quand les racines repoussent, on peut le nouer en serre-tête. Effet Cache-misère et Romy Schneider !
-Le jogging
Nous n’avons pas attendu Paris Hilton pour savoir que le jogging est l’invité surprise de la garde-robe. Nous sommes parfois trop snob pour l’admettre, mais quoi de mieux que de se glisser dans un bon vieux jogging ? Eh bien, rien en fait.
-La culotte à grenouille
Le tiroir à culotte de la jeune femme moderne, regorge de culottes en satin et en dentelles, de string des grands soirs et de caracos immettables. Pourtant, la plupart des jours, notre choix se porte presque toujours sur la culotte à grenouille. La culotte à grenouille est toujours un peu distendue, donc confortable. Elle est également méga couvrante, et donc rassurante. Elle a une grande valeur affective, presque superstitieuse. C’est celle que l’on met obligatoirement le jour d’un important entretien d’embauche.
-Le T-Shirt blanc
Tout le monde a un T-shirt blanc. Cela va avec tout et à tout le monde. Et en ces périodes où la mode se fait transparente et de plus en plus compliquée, le T shirt blanc est d’autant plus indispensable.
-La Converse C’est la garde alternée des fashionistas. La semaine, c’est escarpins à gogo et repettos qui ruinent le petit doigt de pied. Mais dès le samedi matin, c’est le règne de la Converse. Basse, montante, beige, blanche, rose, en léopard même pour les plus audacieuses, elle a souvent piètre allure, mais elle est confortable ! De plus, le jean tombe bien dessus.
Par Spheremetisse.com
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