L’IVG encore en hausse chez les ados

 

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L’IVG encore en hausse chez les ados

Sous-informés, les jeunes ne se protègent pas assez lors des rapports sexuels

En France, elles sont encore 13500 mineures à pratiquer l’IVG et c’est un chiffre en augmentation par rapport aux 11 000 cas recensés en 2002, lors de la dernière publication de l’étude de l’Igas. Comment se fait-il que malgré Internet et tous les moyens de communication dont on dispose aujourd’hui, les adolescentes se retrouvent encore si facilement avec des grossesses non désirées ?

A l’occasion d’un colloque qui se tient aujourd’hui sur le sujet, Le Parisien y consacre en expliquant les raisons de cette éducation sexuelle et rappelle aux jeunes les moyens d’’information accessibles sur la contraception.

Pour les spécialistes interrogés par le quotidien, cette progression de l’IVG chez les ados s’explique par certaines carences : « beaucoup connaissent mal leur corps », « beaucoup croient par exemple que la grossesse, ça ne peut pas arriver la première fois » ; or malheureusement, à un âge où la fécondité est très forte, elles tombent enceintes après un « demi-rapport avec le petit copain« , selon l’expression du professeur Israël Nisand, chef de service gynécologie à Strasbourg. Autres raisons évoquées : « la loi prévoyant de parler de sexe à l’école en milieu scolaire n’est pas appliquée », quant aux pharmaciens, ils ont « énormément de mal à donner la pilule du lendemain aux mineures, alors que c’est la loi ».

Enfin, il faut savoir que nombreux  sont ceux qui réclament en vain la distribution de pilule contraceptive anonyme et gratuite pour les mineures partout en France. Cela se fait beaucoup en Alsace où le nombre d’IVG est réellement en baisse depuis quelques années.

 

Où s’adresser sur la contraception ?

Au Planning familial : les mineures disposent d’une contraception gratuite et anonyme. Sur planning-familial.org, vous avez toutes adresses près de chez vous

Le site http://info-ado.u-strasbg.fr est une vraie mine d’informations et les ados peuvent poser toutes les questions désirées. A la pharmacie ou chez l’infirmière scolaire, les ados peuvent se faire délivrer sans ordonnance la pilule du lendemain. Il s’agit d’un cachet à prendre en une seule fois dans les soixante douze heures après un rapport non protégé.

Ecoute sexualité contraception avortement : au 0 800 803 803 (nord de la France) et 0 800 105 105 (sud de la France) sont des numéros faciles à retenir et utiles pour se faire aider rapidement.

 

LdS

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