Les formations en alternance : comment ça marche ?

 

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Nombreuses facs proposent désormais des formations en alternance mais parallèlement, les contrats d’apprentissage sont en perte de vitesse.

Selon le Ministère de l’emploi, le nombre d’entrées des 16-25 ans en apprentissage entre janvier et avril a chuté de 73 900 en 2008 à 58 900 en 2009. Les contrats en alternance ont également baissé de 598 000 à 577 000 entre avril 2008 et avril 2009. Or les jeunes sont les plus touchés par la crise actuelle (ils étaient 23,5% de jeunes chômeurs au premier trimestre 2009) et le mois de septembre s’annonce encore plus catastrophique pour cette tranche de la population active.

Pour limiter les dégâts, le Gouvernement tente de trouver des solutions d’urgence pour sauver l’emploi des jeunes et c’est dans ce cadre qu’une cinquantaine de grandes entreprises (Véolia, Bouygues, L’Oréal, SNCF….) viennent de s’engager pour embaucher 24 000 jeunes supplémentaires en alternance, portant ainsi à plus de 100 000 leurs effectifs d’ici à 2010.

 

 

Ce qu’il faut savoir sur l’alternance

25% à 30% des étudiants en MBA (Master of Business Administration) de l’Essec sont des apprentis. Le contrat en alternance n’a rien de dévalorisant. Bien au contraire. Il vaut mieux mettre un pied à l’étrier, exercer un métier et d’apprendre à vivre en entreprise plutôt que de faire de grandes et longues études complètement…stériles : sans expérience, et encore moins une vague promesse d’embauche.

Les trois points essentiels du contrat en alternance

La formation est réservée aux jeunes de 16-25 ans, inscrits dans un Centre de formation d’apprentis (CFA). L’apprentissage permet d’obtenir un diplôme technologique ou professionnel, un certificat ou un titre d’ingénieur… délivrés par le Ministère de l’emploi. Ces formations allant du CAP/BEP aux études de niveaux II et I (Licence professionnelle, diplôme de grandes écoles, master…) s’effectuent en alternance entre l’entreprise (800 heures) et le centre de formation d’apprentis (400 heures).

Le contrat de travail :  l’apprenti signe un contrat de travail mais le sien sera d’une durée déterminée (en général, de 1 à 3 ans). Via ce CDD, il a les mêmes avantages et obligations qu’un salarié « classique ». Si le jeune est embauché à l’issue de sa formation par l’entreprise, il n’a pas plus besoin d’observer une période d’essai, la durée de son apprentissage est prise en compte dans le calcul de son ancienneté et sa rémunération. C’est donc une expérience professionnelle que le jeune doit revendiquer si utile…

Le salaire : en tant qu’apprenti, le jeune touche

la première année : 25% du Smic s’il a moins de 18 ans, 41% du Smic s’il a entre 18 et 21 ans et 51% s’il a plus de 21 ans ;

la deuxième année : selon les mêmes tranches d’âge, la rémunération augmente de 37, 49 et 61%

la 3ème année, l’apprenti est payé 53%, 65% ou 78% en fonction de son âge.

Si le salaire minimum conventionnel dans l’entreprise est supérieur au Smic, la rémunération du jeune devrait être calculée selon la grille de salaire de l’entreprise.

Enfin, l’entreprise n’est pas obligée d’embaucher l’apprenti à la fin de sa formation. Mais, même s’il n’est pas embauché, c’est toujours bien de laisser de bonnes impressions. C’est ainsi qu’on se constitut un réseau professionnel…

 

 

Par L. D.

 

Pour en savoir plus

Consulter le portail de l’apprentissage : lapprenti.com

Lire : « Bien choisir sa formation en apprentissage ou en alternance » de Virginie Bertereau et Stéphanie Desmond. Ed. L’Etudiant pratique, 11, 50 €

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