Comment aider votre enfant à surmonter l’échec scolaire ?
Il faut que l’enfant ait confiance en lui pour pouvoir progresser…
Chaque année en France, environ 150 000 «élèves sortent du système scolaire sans qualification ni diplôme, selon le ministère de l’Education nationale. En septembre dernier, lors de la première journée du refus scolaire, l’Association de la fondation étudiante pour la ville (Afec) a publié un baromètre portant sur 700 élèves bénéficiant d’un accompagnement scolaire.
Si pour les spécialistes, il est difficile de dresser un portrait-robot de l’enfant en « échec scolaire », certains éléments de ce sondage peuvent aider les parents à être plus attentifs au comportement ou au rythme de vie de leur enfant. Ainsi, selon cette étude, 42% des élèves interrogés ne prennent pas de petit-déjeuner (écoliers et collégiens confondus) avant la journée scolaire. Difficile donc pour eux d’être pleinement attentifs en classe….Plus de la moitié des sondés ont une télé dans leur chambre et 20% d’entre eux affirment se coucher après 22 heures. Or les chrono-biologistes sont formels : le fait de se coucher tard handicape les enfants dans leur réussite scolaire.
Ennui et difficulté de compréhension : plus d’un tiers des élèves en soutien scolaire avouent s’ennuyer souvent. Plus d’un tiers avoir parfois mal au ventre et pour 35%, ces maux sont dus à la peur, au stress ou encore à l’absence d’envie d’aller à l’école.
En Français, ils sont seulement 12% à utiliser un dictionnaire lorsqu’ils ne comprennent pas un mot et 26% des sondés déclarent faire plus dix fautes en écrivant une poésie ou une rédaction.
Ils sont 22% à ne pas comprendre souvent ce qu’on leur demande de faire et le tiers des sondés ne « lèvent jamais ou pas très souvent le doigt en classe » par peur de se tromper ou de la méconnaissance des réponses. Ce qui pose aussi la question de la restauration de l’estime de soi qui est nécessaire pour remettre ces enfants en « mode réussite scolaire ». Il faut que l’enfant ait confiance en lui pour pouvoir progresser… 75% des élèves ne pratiquent aucune activité artistique ou culturelle en dehors de l’école.
L’étude note également une distance entre certains parents et l’institution scolaire. Certains parents refusent de se rendre aux convocations de l’école pour discuter des difficultés de leur enfant, puis il y a ceux qui s’enquièrent des devoirs à faire mais ne se sentent pas armés pour aider leur enfant.
Ce qui ne veut pas dire non plus que seuls les enfants d’immigrés ou d’ouvriers se retrouvent en difficulté scolaire. Loin de là ! Toutes catégories socio-professionnelles confondues, les raisons peuvent être multiples : le divorce des parents, des problèmes psycho-affectifs, l’arrivée d’un autre enfant, la dyslexie, la dysorthographie (difficulté d’acquisition et de l’utilisation du langage) ou des troubles de la communication, etc. verbale peuvent entraver la scolarité d’un enfant. Mais aucun de ces paramètres n’est définitivement handicapant pour votre enfant. Il faut se rapprocher de la direction de l’école et voir des spécialistes (Psychologue scolaire, orthophoniste, psychomotricien…) au plus tôt.
D’une manière générale, pour aider votre enfant dans sa scolarité : veuillez à son alimentation, n’hésitez pas à jouer avec lui sur des mots, à faire des jeux éducatifs mais ludiques, lui apprendre à chercher des mots rigolos dans un dictionnaire, s’il a des difficultés en lecture, lui laisser tous les matins un petit mot gentil sur la table du petit-déjeuner, à lui faire de temps en temps une dictée, à contrôler sa consommation d’écran (tv, jeux vidéo, etc.). Bref, s’intéresser à lui.
Par Anita Panisse
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