Prix littéraires : Yasmina Khadra est en colère
« Toutes les institutions littéraires se sont liguées contre moi » déclare l’écrivain Algérien, Yasmina Khadra dans le Parisien d’aujourd’hui.
L’auteur de « Les hirondelles de Kaboul » dénonce ainsi le fait que son best-seller de cette rentrée « Ce que le jour doit à la nuit » soit absent de la liste des prix. « Ça n’a pas de sens ces aberrations parisiennes. Les gens pensent que ça a été facile pour moi de devenir écrivain….j’ai été soldat à l’âge de 9ans. J’ai évolué dans un pays où l’on parle de livres mais jamais d’écrivains et dans uns institution qui est aux antipodes de cette vocation. On devrait me saluer pour ça : J’écris dans une langue qui n’est pas la mienne, avec une singularité de Bédouin. » fulmine l’écrivain. Pour lui, c’est son goût du détail et son style d’écriture qui seraient la cause de cette mise à l’écart par ses pairs. Le romancier n'accepte pas ce rejet d'autant plus qu'il est plutôt convaincu de la qualité de son œuvre puisqu’il déclare « Je ne pense pas pouvoir écrire un livre meilleur que celui-là ». Et ce n’est pas le public qui le contredira. « Ce que le jour doit à la nuit » figure dans les meilleures ventes depuis huit semaines.
« Ce que le jour doit à la nuit » de Yasmina Khadra (éd. Julliard), 413 p, 20 €
Pour lire la bio de l’écrivain : yasmina-khadra.com
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