Le Goncourt à Marie Ndiaye, le Renaudot à Frédéric Beigbeder
Sans surprise, le prix Goncourt a été attribué à Marie Ndiaye pour Trois femmes puissantes. Dans son roman, l’auteure franco-sénégalaise de 42 ans croise les destins de trois femmes, Norah, Fanta et Khady Demba qui se battent pour garder leur dignité malgré les humiliations qui jalonnent leurs chemins.
Le Goncourt n’a pas été attribué à une femme depuis Paule Constant, en 1998, pour « Confidence pour Confidence ». Paru en août dernier chez Gallimard, le roman de Marie Ndiaye a été réimprimé dix fois et tiré à 140 000 exemplaires.
Née d’un père sénégalais et d’une mère française, Marie Ndiaye a vu le jour en 1967 à Pithiviers. Elle est l'auteur d'une douzaine de livres — romans, nouvelles, théâtre. Elle a obtenu le prix Femina en 2001, et ses pièces sont rentrées au répertoire de la Comédie-Française. Elle est mariée à l’écrivain Jean-Yves Cendrey, et ils vivent aujourd’hui à Berlin avec leurs trois enfants.
Un autre romancier s’est vu également récompensé aujourd’hui. Il s’agit de Frédéric Beigbeder, 44 ans, qui a reçu le prix Renaudot pour son « Roman français » (Grasset). Il s’agit d’un roman autobiographique où le trublion de la jet-set raconte son enfance béarnaise et sa garde à vue au Commissariat du 8è arrondissement de Paris. Il avait été arrêté pour consommation de drogue.
« Ca m’encourage à être plus honnête et peut-être à mettre moins de filles nues et de claquettes dans mes livres » a déclaré l’auteur de 99 francs aux journalistes.
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