Chez Aznavour, « c’est Benetton »
A la veille de la parution de son récit autobiographique « A voix basse », Charles Aznavour, monument de la chanson française, a accordé un long entretien au Parisien. Réalisée par quatre journalistes au siège du quotidien, l’interview avec cette star de la chanson française a permis d’évoquer son parcours, son avis sur l’actualité, les Sarkozy, la Marseillaise, les rappeurs, ses engagements et ses racines. Extraits :
Interrogé par le quotidien sur ce qu’il pense « du personnage Sarkozy », le chanteur déclare qu’il est « intéressant. Son évolution est intéressante….Il est mieux habillé, plus calme. Je pense qu’il le doit à son épouse, une très bonne première dame ».
Français d’origine arménienne, Charles Aznavour n’aime pas du tout qu’on siffle la marseillaise et pour lui, c’est un « minimum que d’apprendre l’hymne national ». Parlant des jeunes chanteurs qui l’attirent, il avoue avoir un faible pour les rappeurs et avoue suivre leur carrière : « Je me sens plus proche des rappeurs et des slameurs….Parce que ce sont eux qui écrivent le mieux. Ils n’écrivent pas dans la géométrie que j’aime, mais c’est très bien écrit ».
Enfin, s’agissant des valeurs qu’il transmet à ces enfants, il assure qu’il ne les a pas « obligé à apprendre l’arménien ». Très ouvert sur les autres cultures, il a essayé de transmettre cette tolérance à ses enfants. « Je leur ai dit qu’ils pouvaient épouser qui ils voulaient, quelle que soit sa religion, sa couleur. Et c’est ce que j’ai chez moi : c’est Benetton ! J’aimerais tellement être un exemple pour montrer aux gens qu’on peut s’entendre tous ensemble. Il n’y a pas de conflit chez nous, c’est même très amusant quand on est tous réunis".
« A voix basse » Ed Don Quichotte, 226 p., 17 €
Par L.D.
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